Le Comte de Berteux
Vendredi 30 mars 2018
Parmi la liste des nombreux chasseurs locataires du Château de Balintore, le Comte de Berteux s’impose comme mon préféré. En effet, il a loué le bâtiment pour la saison à de multiples reprises. Je sais grâce à un article dans le magazine américain "Truth" qu'il y était en 1887, et également entre 1893 et 1896, car son nom apparaît dans le Scottish Post Office Directory (Registre du Bureau de Poste d'Écosse) de l'époque.
Ceci précède tout juste le registre de chasse dont j'ai parlé dans un autre article de ce blog, ce qui est dommage car il aurait été intéressant de croiser les archives historiques.
Voici une caricature d’Antoine Bisetzky dans laquelle vous pouvez contempler "Le" comte français. En l’observant, il est clair qu’il était la définition même d'un playboy, se pavanant comme l'un des nombreux faisans mâles qu'il a probablement abattu durant ses séjours au château. Il était propriétaire de chevaux de course, membre de l'English Jockey-Club (Club de Jockey d'Angleterre), et ami du roi Édouard VII. Étant donné que le Balintore est à seulement une cinquantaine de kilomètres de Balmoral (château où vivait la famille royale), je cherche des indices permettant d'affirmer qu'Édouard aurait lui aussi visité le Balintore.
| Le Comte de Berteux quand il était jeune |
Vous retrouverez également ci-dessous une caricature de Georges Goursat (1863-1934) représentant le fameux Gordon Bennett (en haut à droite) et le comte (en bas à gauche). Bien qu'il était plus âgé, le profil du comte est reconnaissable entre mille. Qu’il ait côtoyé le célèbre fêtard qu'était Gordon Bennett (1841-1918), propriétaire du New York Herald et membre de l'élite richissime de la Belle Époque, ne fait que confirmer que notre comte était un bad boy par excellence !
| Le Comte de Berteux quand il était vieux (en bas à gauche) |
Commentaires
Enregistrer un commentaire